RETOUR











Une suppléance veineuse efficace peut souvent s'établir en cas d'oblitération de la veine cave inférieure. Ses modalités en sont nombreuses ; mais chez la femme, la dérivation de la circulation de retour par la voie des veines ovariennes est particulièrement intéressante. Elle permet souvent de limiter considérablement l'importance du syndrome obstructif.

Sur la cavographie présentée ici (effectuée dans le bilan d'une phlébite ancienne), on note des axes iliaques parfaitement perméables en amont de l'oblitération cave.

La circulation de suppléance s'effectue à partir de ces axes iliaques :

- du côté gauche, par une lombaire ascendante et les plexus péri-rachidiens ;

- mais surtout de très importants plexus veineux péri-utérins (véritables varicocèles pelviens) sont visibles du côté droit. Très dilatés, ils sont alimentés par un reflux dans l'hypogastrique ; la masse sanguine, stockée dans ces lacs veineux pelviens, est alors reprise par la veine ovarienne droite que l'on voit extrêmement dilatée.

C'est essentiellement par elle que semble s'établir la circulation de suppléance ;

- à noter que la veine ovarienne gauche, visible sur le cliché mais beaucoup plus faiblement opacifiée, participe également à l'effort de suppléance.

De telles images expliquent que les oblitérations veineuses hautes, et notamment les oblitérations caves, sont souvent (pour ne pas dire assez généralement) bien compensées lorsque les carrefours veineux d'amont ont été respectés.


©Editions Phlébologiques Françaises
Dernières modifications 15 décembre 1998